Interview de M. Eric Davalle

Interview de M. Eric Davalle, ancien Chef du Service de l’électricité de la ville de Lausanne

Que retenez-vous de vos six années de présidence ?

E. D. Ce fut une très belle aventure ! Il faut savoir que le hasard de la vie m’avait conduit à étudier l’avenir de la formation d’électricien de réseau dès 2006, avant que je n’occupe le poste de chef du service de l’électricité de la Ville de Lausanne.

Ce que je retiens? Le formidable soutien des membres, tant financier que par leur apport de formateurs. C’est aussi ma relation forte avec Philippe Perusset, notre Directeur, avec lequel j’ai partagé tous les stades des difficultés au quotidien comme les satisfactions d’un centre qui remplit très correctement sa mission aujourd’hui. On peut dire : objectifs atteints !

Pourquoi une telle passion est-elle perceptible quand vous parlez de la CIFER?

E. D. Pour avoir été manager d’entreprises du secteur privé comme du public, je connais l’importance d’avoir des collaborateurs bien formés. De plus, ma longue participation dans l’enseignement à l’EPFL m’a confirmé la nécessité de consacrer le temps nécessaire et l’importance de bien former. C’est aussi une satisfaction, à la fois de transmettre un certain savoir et d’observer que vous contribuez à perpétuer les fondements d’un métier. A ce titre, j’ai du mal à comprendre qu’il y ait si peu de dirigeants qui s’impliquent dans la formation. Celle-ci est importante à leurs yeux, mais ils ne s’y intéressent pas plus que le juste nécessaire. Vous savez, la CIFER est un maillon indispensable pour assurer la pérennité du métier d’électricien de réseau. Ce centre est unique en Suisse pour le secteur électrique. Pour une fois, nous avons fait mieux qu’outre-Sarine !

Que manque-t-il à la CIFER aujourd’hui ?

E. D. L’essentiel a été mis en place. Par contre, cette professionnalisation en centre de formation coûte cher pour un seul métier traité. Il faudrait créer des synergies ou des mutualisations avec d’autres formations proches pour optimiser les coûts de fonctionnement. La CIFER et son Directeur y réfléchissent, alors qu’ils abordent leur troisième plan d’affaires et de développement. L’idée pourrait être de promouvoir le métier de constructeurs de réseaux au gaz, à l’eau ou au chauffage urbain. La CIFER peut faire office de facilitateur pour structurer une telle formation. En fait, tout ce petit monde finit bien par se retrouver un jour ou l’autre dans la même fouille ! Alors, ...

Pas trop de nostalgie de quitter la présidence ?

E. D. Oui de cœur et non, car il faut savoir passer le témoin ! Mais je ne reste pas très loin dans mes futures activités en prenant la direction opérationnelle de MULTIDIS. Je pense que les contacts se poursuivront après car la formation, c’est l’affaire de tous, et pas seulement de la CIFER.